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CONFESSER ET COMPRENDRE
... Grâce aux tables qui permettent la
consultation des articles par thèmes et par auteurs, ce site a l'ambition de vous permettre d’utiliser la
revue comme une encyclopédie, pour nourrir votre réflexion personnelle ou aider des groupes de travail.
Les tables ont été réalisées par M. Michel Belly, animateur du groupe de lecteurs
de Gironde, que nous tenons à remercier. Mais la forme encyclopédique est bien sûr une simple facilité pratique. La revue
Communio n’entend pas être une encyclopédie par fascicule, une nouvelle Somme théologique, ni même faire autorité par
elle-même, ou se substituer au magistère ordinaire des évêques. La revue n’est pas un mouvement ni une institution qui
défendrait des thèses particulières. Ceux qui l’animent n’ont d’autre autorité (et d’autre point commun)
que la confession de la foi catholique - universelle.
La Communio signifiée par ce titre est d’abord celle des membres du comité
de rédaction réunis pour une tâche commune : une communauté faite d’amitié et de charité mutuelles. Mais celle-ci comprend
aussi tous ceux qui y collaborent : les auteurs (théologiens, philosophes, historiens, littéraires, scientifiques), que le
comité recherche en fonction de leurs compétences, les traducteurs, les réviseurs, etc. Ce travail invisible, difficile et
pourtant joyeux, est ce qui confère son unité à chaque numéro. En lien avec quinze éditions soeurs dans d’autres langues
et dans d’autres pays, elle s’efforce seulement de témoigner de la vérité, et ne prétend pas la détenir. Chaque
édition étant libre de choisir ses thèmes et les articles qu’elle traduit des revues soeurs, non seulement la partie
hors-thème, mais chaque numéro saisit le thème universel du point de vue concret d’une certaine réalité géographique
(ou du moins de la culture francophone), mais aussi d’un moment précis de l’histoire.
Au cours de la seconde décennie de son histoire, la revue Communio s’est
intéressée à de nouvelles questions. Après l’urgence de la confession de la foi (manifestée par le commentaire du Credo),
la revue s’est livrée à une méditation sur le Décalogue, et à des interrogations sur le rapport entre théologie et philosophie
(Foi et raison). Ce glissement vers l’éthique et la philosophie n’est pas un abandon de la défense et de l’illustration
de la foi. Bien au contraire, il semble que ce soient plutôt le monde et ses enjeux qui ont changé: l’affirmation de
la foi est redevenue possible, mais son incarnation dans la vie profane restait difficile.
Or Communio repose sur la conviction que la foi vécue dans les communautés et exprimée
par une analyse approfondie peut éclairer toutes les dimensions de la vie profane. Foi et raison ont besoin l’une de
l’autre, culture et charité sont inséparables. Elle s’efforce d’approfondir la réflexion et la culture chrétiennes,
de clarifier l'intelligence de la foi, d’aider à porter sur le monde contemporain un regard aiguisé, toujours rigoureusement
fidèle à l'Eglise.
Comme l’écrivait Hans Urs von Balthasar dans l’article programme mis
en tête du premier numéro de chaque rédaction: « Ce n’est pas en tirant le fait chrétien d’un côté ou de l’autre
qu’on le fera sortir aujourd’hui de sa tension constitutive. S’il ne peut plus prétendre être universel
(catholique), il tombe, lui et toutes ses prétentions, fondées sur des textes bibliques ou élevées par une hiérarchie ecclésiastique,
au fumier des déchets religieux. Mais si le fait chrétien veut prétendre à l’universalité, il doit être quelque chose
de particulier et de bien défini, d’unique face à la pensée de chacun » (Communio n°I, 1, septembre 1975). Si Communio a réussi, ne fût-ce qu’à faire pressentir ces enjeux, elle n’aura pas
été totalement inutile. En tous cas, c’est vers cet objectif, qu’à l’avenir, et avec votre soutien, elle
souhaite encore aller.
d'après Olivier Boulnois

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